François Hollande dit non à Hadopi et aux sanctions contre les téléchargeurs

Les positions de François Hollande sur Internet et en particulier Hadopi ont de nouveau été précisées sur Libération par les voix de Fleur Pellerin et Aurélie Filippetti, respectivement en charge du pôle « Société et économie numériques » et de la Culture. Des précisions qui font suite à de nombreuses hésitations sur Hadopi et à une récente polémique sur la réécriture d’une proposition.

Trop chère et sans intérêt pour les créateurs


Au sujet d’Hadopi : jugée « inefficace, coûteuse, et surtout qui ne rapporte rien à la création », Hadopi sera bien abrogée. Cela confirme les propos de François Hollande tenus le 22 janvier lors de son discours au Bourget. Abroger Hadopi ? Une idée qui « sidère » Nicolas Sarkozy.



Néanmoins, rappelons qu’en 2011, le candidat à l’élection présidentielle tenait des propos opposés. Sur son blog, il affirmait effectivement vouloir supprimer Hadopi. Mais en octobre dernier, l’ARP, qui représente le secteur du cinéma, soulignait « que François Hollande ne souhaite pas abroger la loi HADOPI ».



À deux mois du premier tour de l’élection présidentielle, l’avis de l’équipe de François Hollande sur cette question semble cette fois définitif.

Quid des échanges non marchands ?


Au sujet des sanctions envers les internautes partageant des fichiers : « Il n’y a pas besoin de dépénaliser ou de légaliser les échanges non marchands à partir du moment où on réconcilie les internautes et le monde de la culture ».



Ceux ne faisant que s’échanger des œuvres ne seront donc pas inquiétés sous-entendent les deux femmes entourant François Hollande. En pratique, la réalité sera plus fine. Avec une Hadopi décapitée, les ayants droit pourront toujours agir contre un particulier soupçonné de téléchargement. Cependant, dans ce cadre, ils devront assumer l’intégralité des frais de cette procédure, avec des coûts en temps, en honoraires d’avocats, sous oublier la publicité toujours calamiteuse de ce genre de procès.



Lorsque le PS dit que les procédures seront concentrées sur les échanges marchands, cela signifie aussi que des instructions très claires seront données aux procureurs de la République afin de concentrer leur attention sur ceux qui profitent commercialement de ces contenus. Cela ne signifie donc pas que juridiquement, tout et n’importe quoi sera autorisé sur les réseaux P2P ou en direct download.



« On ne peut pas partir du postulat que les échanges non marchands vont forcément à l’encontre des industries. (…) il y aura toujours une petite part d’échanges non marchands entre individus, qui sera limitée, marginale, face à laquelle il n’y a pas à avoir de démarche répressive. »

Pas un bon modèle de financement


Au sujet de la licence globale : Pellerin et Filippetti confirment les anciens propos de François Hollande à ce sujet, à savoir leur opposition à la licence globale. Si Martine Aubry y était favorable, ce n’est donc pas le cas de l’ex premier secrétaire du PS.



Pour son équipe, la licence globale n’est pas « un modèle de financement viable pour la création française », tout simplement. « On ne sait jamais comment les modèles économiques vont évoluer » note toutefois Fleur Pellerin. Or au rythme où les politiciens changent d’avis, croire que la licence globale est définitivement enterrée serait aller vite en besogne.

Sources de revenus : FAI, fabricants, Google, Amazon, etc.


Au sujet des sources de financement des artistes : Fileppetti précise qu’il faudra aller chercher du côté des « acteurs qui ont bénéficié d’un transfert de valeur ajoutée : ce sont les fabricants de matériel, les fournisseurs d’accès, les plateformes comme Google ou Amazon ».



Pour la socialiste, il s’agit d’appliquer le système du cinéma à la musique. Les chaînes financent le cinéma, diffusent ces derniers et en profitent donc en retour. « Les principes d’exception culturelle ont toujours fonctionné comme ça. (…) Il est donc normal qu’on adapte ces mécanismes à l’ère du numérique. Amazon, par exemple, doit aider le réseau des libraires indépendants qui est fragilisé dans la chaîne du livre. »

Quid de la copie privée ?

Toujours concernant les nouvelles sources de revenus, Aurélie Filippetti rajoute qu’il « faudra également inclure la rémunération pour copie privée ». Sa logique est que les supports physiques ne devraient pas à être les seuls à être concernés par la rémunération copie privée, et que le numérique doit lui aussi participer. Reste à connaître l’impact sur les tarifs.



Fleur Pellerin rajoute d’ailleurs que taxer les disques durs perdra de son sens avec le cloud. Pellerin précise néanmoins que les taux de copie privée sont trop élevés. La solution est donc d’élargir l’assiette (via le numérique ou d’autres produits) tout en diminuant son taux. Les ordinateurs sont notamment cités.

source pcimpact




Crise des disques durs : la production remonte petit à petit

La production de disques durs n’a toujours pas retrouvé ses niveaux précédant les inondations en Thaïlande. Néanmoins, selon DigiTimes, elle a désormais atteint les 80 % de ces niveaux. Les prix devraient ainsi continuer de baisser lors des prochains mois.

Entre 140 et 145 millions de disques durs. C’est le nombre d’unités qui devrait être produit lors du premier trimestre 2012 selon DigiTimes. C’est bien moins que les 175 millions fabriqués au troisième trimestre 2011, mais c’est surtout 20 millions de plus que le précédent trimestre.

Une concentration de la production aux effets néfastes

Rappelons que cette crise est liée aux inondations en Thaïlande qui ont débuté l’été dernier. Or les fabricants de disques durs, et en particulier l’ex-n°1 mondial Western Digital, montent l’essentiel de leurs disques durs dans ce pays asiatique.

Les fabricants de moteurs de disques durs, les Japonais Nidec Corp et Minebea, sont eux aussi très présents en Thaïlande. Une concentration qui a eu les conséquences que l’on connaît.

Outre la forte baisse de la production et l’inflation galopante des disques durs, on notera parmi les principales conséquences une diminution du nombre d’années des garanties des disques durs, mais aussi une augmentation des ventes de SSD.

Finances : merci l’inflation

Enfin, cette crise a bien sûr eu un impact sur les bilans financiers des fabricants de disques durs. Si Seagate, moins touché par les inondations, n’a pas vu sa production s’effondrer, lui permettant de retrouver sa place de n°1 mondial et d’afficher de forts bénéfices, pour Western Digital, la chanson est différente.

Malgré de nombreux frais pour réhabiliter ses usines et une baisse de 43 % de sa production, Western Digital n’a malgré tout pas coulé. Ceci grâce à l’inflation, qui a particulièrement touché les professionnels. Résultat, le chiffre d’affaires de Western Digital n’a chuté que de 20 %. Et la firme américaine a réalisé la performance d’afficher un bénéfice net de 145 millions de $.

 source pcimpact

Android 5 pourrait arriver au printemps

Alors qu’Android 4 est à peine sorti, des rumeurs provenant du site Digitimes font état d’un lancement par Google d’Android 5, alias Jelly Bean, pour le second trimestre de cette année. L’OS mobile pourrait intégrer Chrome et fonctionner en mode dual boot avec Windows 8.

D’après le site technologique DigiTimes, qui s’est appuyé sur des témoignages de certains fournisseurs de la chaîne d’approvisionnement taiwanaise, Android 5.0, également connu sous le nom de code Jelly Bean, pourrait être dévoilé par Google durant le second trimestre 2012.

Alors que la version 4 de l’OS mobile (nom de code Ice Cream Sandwich) vient tout juste de sortir de ses cartons, l’arrivée imminente de Windows 8 a peut-être conduit le Californien a accéléré sa feuille de route. Google pourrait ainsi couper l’herbe sous le pied de Microsoft qui prévoit de lancer Windows 8 ARM et Windows Phone 8 lors du troisième trimestre de cette année.

DigiTimes suppose également que l’adoption limitée d’Android 4.0 aurait poussé Google à remettre son OS mobile à niveau. Cependant, considérant que la plupart des smartphones Android ne sont pas encore équipés de la version 4.0, et que de grands fabricants comme Motorola s’attendent à d’importants délais en termes de mise à jour, cette annonce peut-être considérée comme une réelle surprise. Si cette rumeur se vérifie Android 5.0 Jelly Bean promet quelques fonctionnalités intéressantes, dont l’intégration tant attendue de Chrome.

Dual-Boot avec Windows 8

Pour le moment, Google n’a pas puisé dans l’ensemble du potentiel de Chrome. Le géant de Mountain View a levé le pied suite à l’échec de ses ordinateurs portables Chromebooks, animés par Chrome OS. Mais l’arrivée de Chrome dans Android 5 pourrait changer cela et remettre sur le devant de la scène ChromeOS. Si Jelly Bean va vraiment mettre Chrome au coeur de l’OS mobile, cela va rendre plus facile la synchronisation et le partage d’extensions, d’applications et de jeux entre les terminaux mobiles et les PC. Google va peut-être même réussir à couper la tête de l’hydre de la fragmentation d’Android, et peut-être même tuer la marque Android pour se focaliser sur Chrome. Mais n’allons pas trop vite.

DigiTimes estime en outre que Jelly Bean marquera l’arrivée de terminaux dual OS sous Android et Windows 8. L’article indique que les fabricants pourront choisir de ne retenir qu’Android 5.0 ou d’ajouter l’OS mobile de Google aux terminaux animés par Windows 8 permettant la bascule entre les deux systèmes d’exploitation sans avoir à éteindre l’ordinateur.

L’un des aspects les plus intéressants de Windows 8 est sa flexibilité et la possibilité de passer de la tablette au smartphone à la console de jeu et vice et versa. Ajouter des solutions développées par Google à la plate-forme Windows devrait rendre celle-ci bien plus attrayante et peut-être même briser une fois pour toutes la domination de l’iPhone.

source : lemondeinformatique.fr